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Écrit par lam   
25-12-2007
Index de l'article
La médecine anti-âge
La médecine anti-âge-suite

L’alimentation peut corriger vos hormones 

Image« Vieillir pour vieillir, cela ne sert à rien et n’a aucun intérêt. Mais bien vieillir et voir que les années sont bonnes à vivre, cela c’est intéressant ! Moi, je me supplémente et je me rends compte à quel point cela a changé ma vie !» Ainsi s’exprime le Dr Claude Dalle, président de l’association française d’Anti-Aging, qui publie Le Guide pratique de la médecine anti-âge. (1) 

LJS.com : Qu’est-ce que la médecine anti-âge ?

Dr Claude Dalle : Quand la médecine traditionnelle s’intéresse au diagnostic et aux traitements des maladies, la médecine anti-âge se donne pour but la santé optimale et le bien-être à chaque étape de la vie et avant la maladie. La médecine anti-âge s’adresse en priorité aux personnes en bonne santé et qui souhaitent le rester. Elle vise à reculer le plus tard possible les maladies et les handicaps liés à l’âge.

La médecine classique met elle aussi de plus en plus l’accent sur la prévention. Qu’est-ce qui distingue la médecine anti-âge ?

La médecine anti-âge est fonctionnelle. Elle a pour but d’améliorer et de rajeunir chaque fonction du corps (cérébrale, digestive, cardiaque, sexuelle, pulmonaire ou musculaire). Chaque fonction rétablie en entraînera d’autres dans son sillage, créant une dynamique. La médecine anti-âge est aussi holistique : elle a une vue globale du corps de chaque patient contrairement à la médecine traditionnelle qui voit souvent le patient comme plusieurs parties.  

On a aussi le sentiment que les médecins qui font de l’anti-âge sont plus ouverts aux thérapies dites « alternatives »…

Certains médecins « classiques » sont convaincus que la phytothérapie est inefficace et inversement des praticiens de médecine alternative croient que tous les médicaments sont dangereux. La réalité est toute autre. La médecine anti-âge peut utiliser et intégrer un grand nombre de thérapeutiques pourvu que leur efficacité soit prouvée. Cependant, il est évident qu’en restant à l’écoute de la recherche scientifique avec un esprit ouvert, elle associe le meilleur et le plus efficace des thérapeutiques conventionnelles et alternatives.

Dans quel esprit avez-vous rédigé ce livre ?

Il n’existe sur la médecine anti-âge rien de synthétique et d’accessible au grand public. Je me suis donc efforcé de présenter de manière concrète les solutions pour s’améliorer physiquement et mentalement, pour retrouver naturellement optimisme et bonne humeur, pour mieux dormir, pour freiner le vieillissement des organes et même les rajeunir. En suivant ces conseils, on peut rétablir les grands équilibres de notre jeunesse lorsqu’on dormait dans n’importe quelle circonstance, qu’on récupérait en quelques heures, qu’on débordait d’énergie et d’optimisme, qu’on était mince et tonique, qu’on disposait d’une sexualité débordante. Pour rétablir ces équilibres, on va se servir de l’alimentation, des hormones, de changements dans le style de vie.

Les hormones jouent selon vous un rôle important dans cette prévention du vieillissement ?

Un rôle capital. Les hormones baissent normalement avec l’âge, mais par exemple chez les animaux soumis à restriction calorique, qui vivent beaucoup plus longtemps, cette baisse est très faible. D’ailleurs des scientifiques de l’Institut national du vieillissement des Etats-Unis pensent que des hormones comme la DHEA sont des biomarqueurs du vieillissement : plus elles sont basses, plus le vieillissement est important. Ceci a été vérifié chez l’homme. Mais surtout, on dispose aujourd’hui d’un grand nombre d’études qui prouvent que le remplacement hormonal – le fait de prendre des hormones pour compenser la baisse des hormones naturelles – s’accompagne d’une amélioration de la qualité de vie et diminue le risque de maladies chroniques.


Dernière mise à jour : ( 25-12-2007 )
 
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