Liban: Bush pour une élection présidentielle sans interférence syrienne
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Écrit par lam
13-11-2007
WASHINGTON - Le président américain George W. Bush a téléphoné lundi au Premier ministre libanais Fouad Siniora pour lui faire part de son soutien à une élection présidentielle sans interférences syriennes, a déclaré la Maison Blanche.
M. Bush a rendu compte au Premier ministre libanais, soutenu par l'Occident, de ses rencontres avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy, a déclaré aux journalistes la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino, à bord de l'avion présidentiel Air Force One.
"Il a réitéré son engagement (...) pour qu'ils (les Libanais) soient en mesure d'élire un gouvernement libre de toute interférence extérieure, en particulier de la Syrie", a-t-elle dit.
M. Bush a également assuré de son soutien le mouvement progouvernemental du chef de la majorité parlementaire antisyrienne Saad Hariri, le fils de l'ancien Premier ministre assassiné Rafic Hariri, prédécesseur de M. Siniora.
La date de l'élection par le Parlement du président de la République au Liban, désormais fixée au 21 novembre, a été repoussée à trois reprises.
Fouad Siniora et Saad Hariri, entre autres, accusent l'opposition prosyrienne de retarder cette élection qui devra permettre de trouver un successeur au président prosyrien Emile Lahoud.
Au cours de sa conversation avec M. Siniora, le président Bush "a confirmé notre position", qui est que "les élections doivent avoir lieu selon le calendrier prévu et selon la constitution libanaise", a dit Mme Perino.
"Et il a dit qu'il avait hâte de travailler avec un président qui respecte les obligations internationales du Liban", a-t-elle ajouté lors du vol du président Bush vers Washington, de retour de son ranch du Texas.
La coalition pro-occidentale majoritaire au Liban a accusé lundi le parti prosyrien d'opposition Hezbollah de faire obstruction aux initiatives visant à résoudre la crise de l'élection présidentielle.
Ils ont notamment condamné le discours tenu dimanche par le chef du Hezbollah chiite, Hassan Nasrallah, au cours duquel il a lancé un appel à Emile Lahoud pour qu'il prenne "une mesure de salut national en vue d'empêcher le pays de sombrer dans le vide", sans préciser la teneur de cette initiative.
Emile Lahoud a averti que si aucun candidat de consensus n'était trouvé pour lui succéder, il pourrait nommer un gouvernement parallèle, ce qui a fait resurgir les craintes de guerre civile dans le pays.